La Trinité

La Trinité
Le Miracle Du Jardinet
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Dés 13H15, la compagnie de Saint Vaast de Daussois et les compagnies invitées défilent devant la chapelle du Jardinet au pas accéléré avant de rejoindre le bivouac (Place des Combattants).

Un peu plus tard, arrivent les compagnies de Walcourt pour prendre place autour du Bouleau fraîchement replanté.
Formant ainsi un écrin de protection autour de l'arbre.

A l'arrivée de Notre-Dame, les armes sont présentées. La statue est placée dans la petite chapelle toute proche. La reconstitution du miracle du Jardinet peut alors commencer.

Une réplique de la statue est placée dans l'arbre, le prince la supplie de se laisser approcher, répondant à sa demande celle-ci parvient dans ses bras.
Avec précaution il l'emporte et se retire. (la prière du Prince).

La foule amassée derrière les rangs des marcheurs se rue sur le Bouleau pour en arracher quelques branches (elles sont réputées protéger des incendies).

A la fin du tumulte général, il ne reste plus qu'un tronc couché privé de toutes ses branches.
Ceci met fin à la première partie du Grand Tour.

Chacun en profite pour aller prendre un bon repas bien mérité avant de revenir au même endroit vers 16H00.

# Posté le dimanche 26 février 2006 17:51

La Trinité

La Trinité
Le Jardinet au Calvaire
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Dés 16H00 les compagnies se reforment : La compagnie de Saint Vaas de Daussois et les compagnies invitées démarrent de la rue de la gare (à hauteur du café Le Luxembourg).

Tandis que les compagnies de Walcourt repartent du Jardinet et gagnent la rue de la station en traversant la passerelle au dessus de la N974.

Dans la rue de la gare, sur le tronçon entre la rue du Jardinet et la rue des Ry de Ry a lieu la seconde décharge de la journée. Les compagnies empruntent ensuite la rue des Ry de Ry, la rue des Bergeries, la rue de Fraire puis la rue des Quairelles pour atteindre le pied de la côte de Saint Donat.

Une fois la côte de Saint Donas franchie, toute les compagnies se rassemblent sur la place du Calvaire pour former un bataillon carré.
La statue de la vierge, portée alors par les officiers de Walcourt est avancée sur la place et toutes les compagnies tirent une salve en son honneur.

A 18h15, après avoir défilé devant la statue de Notre Dame, toutes les compagnies entament la descente de la rue du calvaire et se dirigent, via la rue Saint Materne, vers la Grand Place.

Chacun savoure les derniers instants de la Trinité.

Dans quelques instants les pelotons vont défiler devant la tribune et la foule amassée sur la Grand Place.

Les uniformes sont une nouvelle fois vérifiés pour que comme chaque année tout soit parfait pour la rentrée.

Pour un marcheur, c'est un des moments particuliers de la Trinité :
La journée a été longue et la fatigue se fait sentir, d'une part, on attend avec impatience le passage devant la tribune et d'autre part, on éprouve déjà le regret que la Marche se termine si vite.
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# Posté le dimanche 26 février 2006 17:55

La Trinité

La Trinité
La Retraite
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18H30, l'un après l'autre, les différents pelotons débouchent sur la place de l'Hôtel de Ville et saluent les autorités présentes sur la tribune.

Sous les applaudissements, le défilé se poursuit jusqu'à l'arrivée du groupe du Seigneur de Walcourt et de la statue de Notre Dame portée par les marcheurs.

Pour les spectateurs de la rentrée, c'est alors un feu d'artifice de couleurs rythmé par la musique martiale.

La statue de la vierge regagne la Basilique.
Les pelotons descendent jusqu'au bas de la Grand Place en ouvrant leurs rangs au fur et à mesure de façon à former une haie d'honneur pour les suivants.

Les tambour majors, leurs batteries et les différents officiers remontent la place accompagnés par un seul peloton désigné pour tirer une salve devant la tribune.

Les batteries escortent les officiels vers le vin d'honneur et les rangs sont dissous.

La procession de la Trinité se termine alors et chacun rejoint sa famille et ses amis pour apprécier un bon verre bien mérité.

Vers 22H30, les plus endurants se rassemblent une dernière fois accompagnés de leurs proches pour une retraite aux flambeaux dans les rues de la cité.

La soirée continue bien souvent jusqu'aux petites heures du matin.
C'est ensuite le sommeil réparateur pour se préparer au lundi.
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# Posté le dimanche 26 février 2006 18:01

La Trinité

Le Lundi
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Après une courte nuit de repos, le lundi de Trinité commence par le rassemblement des marcheurs au chapiteau de la Marche sur la Place des Combattants vers 10H15.
Ils remontent ensuite vers la Basilique pour assister à une messe en l'honneur des marcheurs décédés.

Une fois la messe terminée, les pelotons parcourent les rues de la cité jusque la gare et regagnent vers 13H00 le chapiteau de la Marche pour le traditionnel dîner du lundi. L'estomac bien rempli, c'est l' habituelle visite à l'école Saint Materne où les marcheurs rencontrent les enfants et leur font partager leur passion de la Trinité.

Après le verre de l'amitié, une décharge est commandée par le directeur et la troupe, enfants et marcheurs confondus quittent l'école

S'en suit alors un défilé dans la bonne humeur sur la place de l'Hôtel de Ville au son de la batterie. La fierté se lit sur les visages des enfants, tantôt sapeurs, voltigeurs ou grenadiers, tantôt gendarmes ou encore tambour-major d'un jour.

Les enfants sont raccompagnés à l'école. Nul doute que cette visite engendrera des "vocations" : la relève est assurée.

L'après-midi se poursuit dans les rues de Walcourt clairsemée d'escales chez les responsables de pelotons et les sympathisants. Vers 18h00 la compagnie se dissout.
Les membres des différents pelotons accompagnés de leurs proches se retrouvent en début de soirée pour un souper qui marque définitivement la fin du week-end de Trinité.

Mais la trêve est de courte durée : en effet, le dimanche suivant, les fifres et les tambours résonneront à nouveau dans Walcourt pour le Saint Sacrement.
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# Posté le dimanche 26 février 2006 18:11

Le Saint Sacrement

Le Saint Sacrement
La Trinité vient à peine de se terminer que déjà les marcheurs fourbissent leur équipement et leurs armes. Les traces de pluie ou de sueur sont effacées. On astique les cuivres, on graisse les cuirs, on cire les chaussures et les guêtres.

Mais que se passe-t-il ? Dimanche suivant la Trinité, c'est la sortie du Saint Sacrement.
Cette sortie est aussi importante que la Marche de la Trinité proprement dite. Tous les marcheurs, mais seulement des Compagnies de Walcourt, se rassemblent à nouveau à la Gare. Les grands uniformes sont pimpants.
L'adjudant donne le signal du départ.
Les fifres égrènent leurs notes, les tambours résonnent, le long ruban multicolore s'ébranle pour prendre la direction de la ville haute par le même itinéraire que la semaine précédente.

Après un court instant sur la place de l'hôtel de ville, et la cérémonie de la prise des drapeaux, les Compagnies en bon ordre vont d'un pas décidé et déterminé entrer dans la Basilique.
Tout le monde regarde devant soit et c'est dans un ordre impeccable que tous les Pelotons vont se ranger, dans les allées, le c½ur, le transept pour assister à la grand messe du Saint Sacrement officiée par Monsieur le Doyen Pivetta.

La cérémonie terminée, tous les Pelotons se remettent en marche pour descendre les marches de la Basilique dans un pas exemplaire, digne des plus beaux militaires. La Marche se rassemble sur la Grand Place et dans un ordre irréprochable s'ébranle pour rendre les honneurs au Saint Sacrement et au clergé installé en haut des marches.
Tout le monde rassemblé et en bon ordre défile en prenant un autre itinéraire, mais tout aussi fatiguant. C'est en effet par la rue de la Tofette que le cortège gravit au pas de route pour rejoindre le Calvaire.
Plusieurs salves y sont données en l'honneur du Saint Sacrement. C'est ensuite le respect rendu aux reliques avant de redescendre vers la Basilique.

Sur la place de l'Hôtel de Ville toutes les compagnies forme le bataillon carré afin de recevoir la bénédiction de Monsieur le Doyen et la présentation de l'ostensoir.

La haie d'honneur est formée pour la rentrée du clergé en la Basilique.
Viennent ensuite les hommages au monument des deux guerres à la place des Combattants, par un dépôt de fleur et une salve d'honneur. La Brabançonne y est jouée.

Les troupes s'ébranlent à nouveau pour remonter la Grand Place et reformer le bataillon carré sur la place de l'hôtel de ville.

La Compagnie du 2ème Zouaves rend un témoignage au combattant Français décédé sur le sol de notre commune pendant la dernière guerre.
Un dépôt de fleurs y est opéré et une salve est dirigée de main de maître par le Commandant.
La Marseillaise est entamée.

Madame la Bourgmestre commande la dernière salve d'honneur au milieu du bataillon carré.
La clôture est proche.

Les Pelotons se dirigent alors vers l'arrière de la Basilique.
En effet, la matinée se termine à la cure par le verre de l'amitié offert par Monsieur le Doyen à tous les marcheurs.
Après la traditionnelle décharge commandée par monsieur le doyen. Chacun retrouve alors ses proches pour un repas bien mérité.


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L'après-midi du dimanche du Saint Sacrement, les Pelotons troquent leurs uniformes chatoyants pour une tenue plus légère.
Accompagnés de batteries ou musiques, les rescapés de deux week-ends éprouvants trouvent encore le courage de défiler dans les rues qui n'ont pas encore été visitées. C'est aussi l'occasion d'aller rendre visite aux particuliers et certains officiers.
Ce n'est plus la rigueur des jours précédents, la bride sur le cou est lâchée. Un morceau de tarte, un petit pain fourré, une tasse de café, un verre de bière, un « peket » sont offert pendant que les marcheurs apprécient les « argèdennes ».

La clôture des festivités ne verra la fin qu'au moment où les survivants se présenteront devant « Cupidon ou Cubidon » pour y faire un feu de file. Cette fois c'est bien la fin.

Peut-être verrez-vous encore quelques irréductibles qui se sacrifieront à « Bacchus », jusqu'à l'épuisement des réserves physiques ou financières, ou alors l'apparition d'une épouse peut-être en légère colère.
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# Posté le dimanche 26 février 2006 18:16